Origines et identité
Ecolo est né de la prise de conscience environnementale et du renouvellement démocratique des années 1980. Le parti s'est construit sur l'idée que l'écologie ne peut être dissociée des questions sociales et de la participation citoyenne. Il partage une famille politique avec son homologue flamand Groen, sans fusionner avec lui.
Vision économique : pouvoir d'achat et fiscalité
Sur l'économie, Ecolo défend une fiscalité plus juste et verte, qui taxe la pollution et les grandes fortunes plutôt que le travail. Il soutient le pouvoir d'achat par la rénovation des logements, les chèques énergie ciblés et la réduction des dépenses contraintes (énergie, mobilité).
Le parti plaide pour une économie réorientée vers la sobriété et les emplois durables, ce que ses critiques jugent parfois coûteux ou contraignant pour les entreprises.
Questions de société
Ecolo est nettement progressiste : il défend l'accueil des demandeurs d'asile, les droits des minorités et les libertés individuelles. En matière de sécurité, il privilégie la prévention, la médiation et les causes sociales de la délinquance plutôt que la seule répression.
Climat, énergie et mobilité
C'est son terrain de prédilection. Ecolo veut accélérer fortement la transition : sortie des énergies fossiles, développement massif des renouvelables, rénovation des bâtiments et priorité aux transports publics, au vélo et à la marche. Il a historiquement défendu la sortie du nucléaire, position qui fait débat au regard de la sécurité d'approvisionnement.
Logement, santé et services publics
Le parti défend un logement abordable et économe en énergie, des services publics forts et une santé attentive à l'environnement et au bien-être. Il insiste sur la qualité de vie, la nature en ville et la santé mentale comme enjeux politiques à part entière.
Institutions : quelle Belgique ?
Ecolo défend une Belgique fédérale, coopérative et démocratique, attachée à la solidarité entre Régions. Il plaide pour plus de transparence et de participation citoyenne dans les institutions, et se montre critique face au confédéralisme nationaliste.
Forces et limites de leur projet
Sa force est la clarté de son cap écologique et l'enthousiasme d'un électorat jeune et urbain. Sa limite, selon ses détracteurs, tient à l'acceptabilité sociale de certaines mesures et au risque d'être perçu comme un parti de centres-villes, moins en prise avec les réalités rurales ou populaires.
À qui s'adresse ce parti ?
Ecolo parle aux électeurs pour qui le climat est la priorité absolue, à une jeunesse soucieuse de l'avenir, et plus largement à celles et ceux qui veulent lier écologie, justice sociale et renouveau démocratique.